Sur l’étal, il porte un nom anglais et souvent une robe orange vif. En mer, il n’a jamais porté ni l’un ni l’autre. Le poisson haddock est de l’églefin, Melanogrammus aeglefinus, un cousin du cabillaud levé en filet, salé puis fumé. En France, la réglementation réserve même le mot haddock à l’églefin fumé.
Reste la question du rayon traiteur : comment reconnaître un bon haddock, et qu’en faire chez vous ? Sa couleur, son origine, son sel et sa façon d’être servi en disent bien plus que son nom. Voici le regard d’un atelier qui filète, sale, fume et tranche lui-même ses poissons.
Notre dos d’églefin fumé est légèrement salé au sel de Guérande, et sa composition s’arrête là. Il est momentanément en rupture.
Découvrez notre haddock artisanal et sa compositionQuel poisson se cache derrière le nom haddock ?
Reconnaître l’espèce
Un seul poisson sous la peau
- 1Tache noire au-dessus de la pectorale
- 2Ligne latérale sombre
- 3Petit barbillon sous le menton
En France, d’après la DGCCRF
Melanogrammus aeglefinus
Le mot haddock n’y désigne que le produit fumé.
- Belgiqueaiglefin
- Irlandehaddock
- AllemagneSchellfisch
- Italie, Espagneeglefino
- Suèdekolja
- Code FAOHAD
Le haddock désigne une seule espèce : l’églefin. Son nom scientifique est Melanogrammus aeglefinus. Il appartient à la famille des gadidés, celle du cabillaud et du merlan. Sa chair est blanche, fine et nacrée, ce qui explique qu’on le confonde si souvent avec ses cousins.
Le mot haddock vient de l’anglais. En Irlande, la base européenne des noms commerciaux le retient d’ailleurs pour l’espèce elle-même. En France, il a pris un sens plus étroit. La DGCCRF publie la liste des dénominations commerciales des poissons, dans une version applicable depuis juillet 2026. D’après cette liste, Melanogrammus aeglefinus se vend sous deux noms : églefin, et haddock pour le produit fumé.
Un filet étiqueté haddock est donc, par définition, un églefin passé par le sel et la fumée. Le haddock n’est pas une espèce que l’on pêche. C’est une préparation, et c’est tout l’intérêt de bien la connaître.
Églefin, aiglefin, haddock : plusieurs noms pour un même poisson
Vous croiserez aussi l’orthographe aiglefin. Elle n’a rien de fautif : la base européenne des dénominations commerciales la retient pour la Belgique, à côté d’églefin. Dans la liste officielle française, l’espèce porte le code FAO HAD.
Chaque langue européenne a son mot. On parle de Schellfisch en Allemagne, d’eglefino en Italie et en Espagne, de kolja en Suède. Si vous achetez du poisson fumé en voyage, ces noms vous éviteront une surprise au moment de lire l’étiquette.
Reconnaître l’églefin entier
Si vous le croisez entier chez le poissonnier, un détail le trahit. Une tache noire marque son flanc, près de la nageoire pectorale. Sa ligne latérale est sombre, et un petit barbillon pointe sous son menton.
Le haddock est-il du hareng ?
Non, et la confusion revient souvent. Le hareng appartient à une autre famille, et c’est un poisson gras. Santé publique France le range aux côtés de la sardine, du maquereau et du saumon. Les deux produits se côtoient au rayon des poissons fumés, d’où le mélange.
La différence se voit dans l’assiette. Le hareng fumé a une chair grasse et un goût puissant. L’églefin fumé reste maigre et délicat, avec des notes légèrement iodées. Ils ne se remplacent pas l’un l’autre dans une recette.
De l’églefin au haddock, ce que le sel et la fumée changent
De l’arrivage au filet tranché, dans cet ordre
1
Sélection
Œil brillant et bombé, branchies rouges, chair bien ferme.
2
Salaison
Sel de Guérande sur grille. Durée propre à chaque espèce et chaque taille.
3
Fumaison
Fumée froide, plusieurs heures, issue de sciure de bois.
moins de 25 °C
4
Affinage
Repos en chambre contrôlée. Fin décidée au toucher.
Ce que le filet perd en route
plus de 15 %
de son poids, sur l’ensemble du procédé de la maison.
Eau pour 100 g
Table Ciqual 2025, ANSES.
Un églefin frais et un haddock n’ont presque plus la même chair. Entre les deux, il y a des gestes précis et du temps. À La Fumerie du Coin, chaque poisson suit quatre étapes : sélection, salaison, fumaison, affinage. Le détail figure sur la page consacrée à notre technique de fumaison. Voici ce que chaque étape change pour l’églefin.
La sélection, avant tout geste
La fumée ne rattrape pas un poisson fatigué. À leur arrivée à l’atelier, nos poissons sont contrôlés aussitôt : température de transport, œil brillant et bombé, branchies rouges, chair bien ferme. C’est ce tri qui décide de la qualité finale, bien avant la fumée.
Le sel, pour l’eau et pour le goût
Les filets sont posés sur une grille et recouverts de sel de Guérande. Le sel fait sortir l’eau résiduelle de la chair, ce qui freine le développement des bactéries et relève le goût. Le temps de salaison change avec chaque espèce et chaque taille de poisson.

C’est là que se joue l’équilibre. Trop salé, le poisson perd sa finesse. Pas assez, il se conserve mal. Notre églefin est légèrement salé, pour un résultat qui ne masque pas les saveurs naturelles du poisson.
La fumée froide, pour parfumer sans cuire
Après un temps de repos, les filets rejoignent la salle de fumaison. Ils y passent plusieurs heures dans une fumée froide, à moins de 25 °C, issue de la combustion de sciure de bois. Le poisson n’est donc pas cuit : sa chair reste souple et se tranche finement.
La maison résume son intention en un jeu de mots : parfumer plus que fumer. La fumée doit accompagner l’églefin, pas l’écraser. C’est ce qui permet de déguster notre haddock en fines tranches, comme on le ferait d’un saumon fumé.
L’affinage, pour que tout se répartisse
Salé et fumé, le poisson repose ensuite en chambre d’affinage. Température, hygrométrie et ventilation y sont contrôlées. Le sel et la fumée se répartissent dans la chair, les goûts se concentrent. L’artisan décide au toucher quand le filet est prêt à être tranché.
Sur l’ensemble du procédé, nos filets perdent plus de 15 % de leur poids. Cette perte explique la chair plus dense du haddock. D’après la table Ciqual 2025 de l’ANSES, le haddock fumé contient 75 g d’eau pour 100 g, contre 80,4 g pour l’églefin cru.
Une limite à garder en tête : fumé à froid, le haddock n’est ni cuit ni stérilisé. C’est un produit frais, qui demande une chaîne du froid sans faille. Il n’est pas non plus recommandé à tout le monde, nous y revenons plus bas.
Pourquoi le haddock est-il orange ?
Deux filets, deux origines de couleur
L’orange ne sort pas du fumoir
Fumée seule
Une teinte dorée, rien de plus.
Notre composition : églefin, sel de Guérande.
Avec rocou E160b
L’orange vif vient du colorant, autorisé sur le seul poisson fumé.
La fumée donne au poisson une teinte dorée. Elle ne le rend pas orange vif. Cette couleur vient d’un colorant : le rocou, aussi écrit roucou, codé E160b sur les étiquettes.
Ce colorant est encadré de près. Le règlement (UE) 2020/771 de la Commission, du 11 juin 2020, fixe ses usages. D’après ce texte, les produits de la pêche transformés ne peuvent en contenir que s’il s’agit de poisson fumé. La teneur maximale y est de 10 mg par kilo pour chacun de ses deux pigments, la bixine et la norbixine.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé des seuils de consommation. L’EFSA a publié en 2017 une évaluation de l’exposition à ces pigments. D’après ce document, la dose journalière admissible est de 6 mg par kilo de poids corporel pour la bixine. Elle tombe à 0,3 mg pour la norbixine. La même évaluation estime que les plus gros consommateurs parmi les tout-petits et les enfants peuvent dépasser le seuil de la norbixine, tous aliments confondus.
Il n’y a pas là de quoi bannir le haddock orange : il est autorisé et contrôlé. Mais le colorant n’ajoute rien au goût. Il sert l’œil, pas le palais.
Notre parti pris : la composition avant la couleur
Sur la fiche de notre dos d’églefin fumé, la composition tient en deux mots : églefin, sel de Guérande. Pas de colorant. C’est notre position et nous l’assumons : un haddock se choisit d’abord à la liste de ses ingrédients, ensuite seulement à sa couleur.

Un amateur attaché au haddock orange de son enfance peut ne pas être d’accord, et c’est légitime. Cette couleur fait partie d’une tradition culinaire. Mais pour juger le travail du sel et de la fumée, mieux vaut un poisson dont la teinte vient de la fumée seule.
Attention toutefois à l’excès inverse. Un haddock sans colorant n’est pas meilleur par principe. Un salage mal dosé, un poisson peu frais ou une tranche mal coupée se goûtent aussi, quelle que soit la couleur.
Ce qu’il faut lire sur l’étiquette
- La dénomination : haddock et églefin fumé désignent le même poisson.
- La composition : cherchez la mention rocou, roucou ou E160b si la couleur vous importe.
- L’origine : la zone de pêche ou le pays vous disent d’où vient le poisson.
- La température de conservation : entre 0 et 4 °C pour notre haddock.
- La date limite de consommation : elle prime sur toute règle générale.
D’où vient l’églefin, et peut-on en manger sereinement ?
Où vit l’églefin adulte
Données FishBase.
Avis scientifique CIEM 2026
87 366 t
Captures totales à ne pas dépasser en 2027 pour l’églefin de mer du Nord, de l’ouest de l’Écosse et du Skagerrak.
Plafond calculé selon l’approche du rendement maximal durable.
Aire de l’espèce, d’ouest en est
- Sud du Groenland
- Islande
- Sud de la mer de Barents
L’églefin est un poisson des eaux froides de l’Atlantique Nord et de l’Arctique voisin. D’après la base scientifique FishBase, son aire s’étend du sud du Groenland à l’Islande, et jusqu’au sud de la mer de Barents. Les adultes vivent près du fond, le plus souvent entre 80 et 200 m de profondeur, dans des eaux de 4 à 10 °C.
Ses stocks sont suivis par le Conseil international pour l’exploration de la mer, le CIEM, qui rend des avis scientifiques stock par stock. Son avis 2026 porte notamment sur l’églefin de la mer du Nord, de l’ouest de l’Écosse et du Skagerrak. D’après cet avis, les captures totales de 2027 ne devraient pas dépasser 87 366 tonnes. Ce plafond découle de l’approche dite du rendement maximal durable.
Ce chiffre ne signifie pas qu’on peut manger de l’églefin sans y penser. Il montre que l’espèce est gérée sur des bases scientifiques, zone par zone. L’état d’un stock peut varier d’une région à l’autre et d’une année à l’autre. L’origine indiquée sur l’emballage reste donc une information utile.
Notre églefin est issu de la pêche française ou plus nordique, comme l’indique sa fiche. Nos poissons sauvages viennent dans leur grande majorité de la pêche côtière française, autant que possible de petits bateaux. Quelques espèces, comme le flétan ou le skrei, viennent plutôt du nord de l’Europe. Pour connaître l’origine précise d’un lot, posez-nous simplement la question.
Haddock, cabillaud ou merlu, quel poisson blanc fumé choisir ?
Partir de l’envie, pas de l’étiquette
Trois envies, trois poissons
Pour découvrir
Le goût nature, le poisson et le sel
Haddock
Églefin, sel de Guérande.
Du relief épicé
Cabillaud fumé
Au piment d’Espelette.
Une origine française affichée
Merlu fumé
Pêche française.
Le haddock n’est pas le seul poisson blanc qui gagne à être fumé. D’autres chairs maigres s’y prêtent aussi, chacune avec son caractère. Le tableau ci-dessous reprend ce qu’indiquent nos fiches produits, sans rien ajouter.
| Poisson fumé | Composition | Origine indiquée | Service conseillé |
|---|---|---|---|
| Dos d’églefin fumé (haddock) | Églefin, sel de Guérande | Pêche française ou plus nordique | Fines tranches à l’apéritif ou en entrée, pommes de terre, salade, quiche, œufs brouillés, pâtes |
| Cabillaud fumé au piment d’Espelette | Cabillaud, sel de Guérande, piment d’Espelette | Non précisée sur la fiche | Fines tranches, salade, pommes de terre, légumes grillés, tarte salée, filet d’huile d’olive |
| Merlu fumé | Merlu, sel de Guérande, avec piment d’Espelette, poivre de Timut ou sauce vierge selon la version | Pêche française | Fines tranches à l’apéritif ou en entrée avec une salade verte, version sauce vierge en plat léger |
Le haddock est le plus nature des trois : le poisson et le sel, rien d’autre. Le cabillaud mise sur la chaleur douce du piment basque. Le merlu affiche une origine française et se décline en plusieurs versions.

Si vous découvrez les poissons blancs fumés, commencez par le plus simple pour comprendre le travail du sel et de la fumée. Pour une table qui aime les épices, notre cabillaud fumé au piment d’Espelette apporte du relief sans masquer le poisson. Pour une origine française affichée, notre merlu fumé de pêche française est le choix le plus direct.
Choisissez selon l’usage et le goût, pas selon une réputation. Aucun de ces trois poissons ne vaut mieux que les autres dans l’absolu : tout dépend de ce que vous voulez servir.
Envie de comparer d’un coup d’œil ? Nos poissons blancs fumés, nos maquereaux, nos sardines et nos noix de Saint-Jacques sont réunis dans une même sélection.
Voir nos autres fumaisons de la merComment servir le haddock, en tranches ou cuit ?
Tel quel
En fines tranches
- Quelques minutes hors du froid avant de servir.
- Une lame longue et bien affûtée.
- À l’apéritif ou en entrée.
En cuisine
Cuit en douceur
- Liquide frémissant, puis feu coupé, poisson à couvert.
- Jusqu’à ce que la chair s’effeuille.
- Dans les plats chauds, ajouté en dernier.
Sel pour 100 g
Table Ciqual 2025, ANSES. Valeurs de référence générales.
Fumé à froid, il n’est pas cuitÀ éviter pendant la grossesse et pour les personnes fragiles, selon Santé publique France et l’ANSES.
En France, on le poche souvent dans du lait. Les cuisines britanniques en font le kedgeree, avec du riz, ou le cullen skink, une soupe écossaise aux pommes de terre. Ces recettes ont leur charme. Elles ne sont pas la seule façon de le manger.
Un haddock légèrement salé et fumé à froid se déguste aussi tel quel. Nous le conseillons en fines tranches, à l’apéritif ou en entrée. Il se prête aussi à une cuisine plus élaborée. Pensez aux pommes de terre, aux salades, à la quiche, aux œufs brouillés ou aux pâtes.
Pour les plats chauds, gardez en tête un principe simple : le poisson fumé entre en fin de cuisson. Notre risotto de poissons fumés l’applique à la truite et au saumon. L’églefin fumé s’y glisse sans difficulté, ajouté au même moment.
Trois erreurs qui gâchent un bon haddock
- Le servir glacé. Servi dès sa sortie du réfrigérateur, il paraît ferme et discret. Laissez-le quelques minutes hors du froid : il révèle ses arômes et sa texture fondante.
- Le dessaler par réflexe. Le trempage dans le lait ou l’eau sert surtout aux haddocks très salés. Goûtez une tranche avant de décider, car un haddock légèrement salé risque d’y perdre son goût.
- Le faire bouillir. Un liquide qui bout dessèche la chair maigre de l’églefin. Un liquide frémissant, ou même retiré du feu, suffit largement.
Trois gestes pour le réussir
- Trancher fin, avec une lame longue et bien affûtée, pour des tranches souples qui fondent en bouche.
- Pocher à feu coupé : portez le liquide à frémissement, retirez du feu, puis plongez le poisson à couvert jusqu’à ce que la chair s’effeuille.
- Ajouter le haddock en dernier dans les pâtes, le risotto ou les œufs brouillés, pour qu’il chauffe sans cuire.
Ce que le haddock apporte dans l’assiette
D’après la table Ciqual 2025 de l’ANSES, 100 g de haddock fumé apportent 97 kcal, 22,6 g de protéines et 0,73 g de lipides. C’est un poisson maigre et riche en protéines. Il apporte aussi de l’iode, 255 µg pour 100 g selon la même table.
Le sel change la donne. Ciqual indique 1,91 g de sel pour 100 g de haddock fumé, contre 0,16 g pour l’églefin cru. Ces valeurs sont des références générales, pas des mesures de notre haddock. Un haddock légèrement salé peut s’en écarter, mais si vous surveillez votre sel, salez la recette avec prudence.
Côté fréquence, Santé publique France recommande de manger du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras. Le haddock, poisson maigre, trouve sa place dans l’autre repas.
Grossesse et personnes fragiles
Le haddock fumé à froid n’est pas cuit. Les autorités sanitaires le rangent parmi les aliments à éviter pour les personnes les plus exposées à la listériose. D’après Santé publique France, les poissons fumés ou marinés font partie des aliments particulièrement à risque, avec la charcuterie et les fromages au lait cru.
Les personnes concernées sont les femmes enceintes, les personnes âgées, les nouveau-nés et les personnes immunodéprimées. L’ANSES, dans sa fiche de danger consacrée à Listeria monocytogenes, recommande aux femmes enceintes et aux autres populations sensibles d’éviter les poissons fumés. Manger Bouger ajoute que la congélation du poisson n’élimine pas la bactérie.
Pendant la grossesse, Manger Bouger conseille plutôt les poissons bien cuits et non fumés, comme le merlu ou le cabillaud. Pour toute question sur votre situation, la bonne personne reste votre médecin ou votre sage-femme.
Conserver le haddock une fois chez vous
Le froid, du fumoir à l’assiette
Entre 0 et 4 °C, toujours
- À l’atelierFumé et préparé à la commande, jamais à l’avance.
- En route24 à 48 h sous température dirigée, partout en France.
- Chez vous, ferméJusqu’à 3 semaines avant ouverture, entre 0 et 4 °C.
- Une fois ouvertRapidement, sans jamais dépasser la date limite de consommation.
Congélation possible : bien avant la date limite, puis décongélation au réfrigérateur, jamais à température ambiante.
Notre haddock se conserve entre 0 et 4 °C, jusqu’à 3 semaines avant ouverture. La date limite de consommation figure sur l’emballage, et c’est elle qui fait foi. Rangez-le dès réception dans la partie la plus froide du réfrigérateur.
Une fois ouvert, le poisson est exposé à l’air et aux autres aliments. Refermez bien l’emballage ou enveloppez le haddock dans un film. Consommez-le rapidement, sans jamais dépasser la date indiquée.
Nos fiches précisent que le produit peut être congelé pour prolonger sa durée de vie. Congelez-le alors bien avant la date limite, et décongelez-le au réfrigérateur, jamais à température ambiante.
Chez nous, chaque poisson est fumé et préparé à la commande, jamais à l’avance. Il voyage ensuite sous température dirigée, entre 0 et 4 °C, et arrive en 24 à 48 h partout en France.
Vous faites livrer au bureau ou chez des proches ? Nos colis voyagent au froid, de l’atelier jusqu’à la porte.
Voir comment fonctionne la livraison ChronofreshUne limite à connaître : la chaîne du froid s’arrête au moment de la livraison. Un colis laissé plusieurs heures au soleil ou dans une voiture perd le bénéfice de ce transport réfrigéré.
Vos questions les plus fréquentes sur le poisson haddock
Pourquoi dit-on haddock plutôt qu’églefin fumé ?
Par usage, tout simplement. Le mot vient de l’anglais, où il nomme l’espèce elle-même. La cuisine française l’a adopté pour le seul produit fumé, et la réglementation a suivi. La liste officielle de la DGCCRF n’accepte haddock que pour l’églefin fumé. Sur une étiquette, les deux mentions désignent donc le même produit. Le terme églefin fumé a simplement l’avantage de dire ce que contient le paquet.
Comment reconnaître un haddock artisanal ?
Regardez d’abord la composition : un haddock artisanal se contente souvent du poisson et du sel, parfois d’une épice. Cherchez ensuite le nom du fumeur et l’origine du poisson. Les tranches coupées à la main ont rarement la régularité d’une machine. Enfin, un haddock artisanal se vend frais, au rayon réfrigéré, avec une date limite de consommation. Aucun de ces signes ne suffit seul, mais leur réunion parle.
Quel vin servir avec un haddock ?
Un blanc sec et vif accompagne bien la chair maigre et le fumé discret de l’églefin. Avec notre risotto de poissons fumés, nous suggérons un Sancerre ou un Muscadet, et une salade de roquette au citron. Évitez les vins très boisés, qui ajoutent une fumée à la fumée. Pour un haddock servi en tranches à l’apéritif, un vin blanc sec bien frais suffit.
Peut-on remplacer le haddock dans une recette ?
Oui, par un autre poisson blanc fumé. Le cabillaud fumé ou le merlu fumé jouent le même rôle dans une salade, une quiche ou un plat de pâtes. Pour une recette pochée au lait, un colin ou un autre poisson blanc fonctionne aussi, mais vous perdez le goût fumé. Évitez en revanche le hareng fumé, trop gras pour remplacer le haddock sans changer la recette.
Où acheter du haddock artisanal près de Versailles ?
Notre boutique se trouve au 271 B Rue Charles de Gaulle, à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. Vous y trouverez nos poissons fumés selon les saisons et les arrivages. Si vous habitez plus loin, nous livrons partout en France en 24 à 48 h, sous température dirigée. Le haddock dépend des arrivages : mieux vaut vérifier sa disponibilité avant de vous déplacer.
Un nom anglais, un geste d’atelier
Le poisson haddock ne nage dans aucune mer. Les pêcheurs remontent de l’églefin. Le haddock naît plus tard, entre le sel, la fumée et l’affinage. C’est pour cela qu’il vaut la peine de regarder au-delà du nom et de la couleur.
Lisez la composition, demandez l’origine, goûtez une tranche avant de la tremper. Servez-le un peu hors du froid, en fines tranches ou ajouté en fin de cuisson. Vous verrez qu’un églefin bien salé et fumé à froid n’a besoin ni de colorant ni de longue cuisson pour se défendre.
Les réflexes à garder
Rédigé par La Fumerie du Coin. Informations sanitaires vérifiées auprès des sources officielles citées. Mis à jour en octobre 2026.
Sources
- DGCCRF, liste des dénominations commerciales des poissons
- Commission européenne, noms commerciaux de l’églefin dans l’Union
- Règlement (UE) 2020/771 de la Commission, usages autorisés du rocou E160b
- EFSA, évaluation de l’exposition à la bixine et à la norbixine (E160b)
- FishBase, fiche scientifique de Melanogrammus aeglefinus
- Encyclopædia Universalis, définition de haddock
- Saveurs, comment cuisiner le haddock
- CIEM, avis sur l’églefin de mer du Nord, ouest de l’Écosse et Skagerrak
- ANSES, table Ciqual, haddock fumé et églefin cru
- Santé publique France, la listériose
- ANSES, fiche de danger Listeria monocytogenes
- Manger Bouger, Santé publique France, aliments à éviter pendant la grossesse et poissons gras et maigres en alternance